Qui veut noyer son chien l’accuse d’avoir la rage

Accompagnement musical proposé : La Mauvaise Réputation – Georges Brassens

Accompagnement gustatif proposé : Gâteau de semoule

Ou bien de promouvoir le terrorisme, c’est selon.

C’est en tout cas ce qu’a préféré le président turc, Recep Tayyip Erdogan pour tenter de museler une presse trop indépendante à son goût, représentée par le journal Cumhuriyet. Ce n’est pas la première fois que le journal le plus critique à l’égard du gouvernement en place est réprimé puisque onze des dix-sept journalisme actuellement mis en accusation sont en détention, certain depuis plusieurs mois 1.

A l’énonciation des accusations, cela pourrait être une simple mauvaise blague. On les accuse, entre autres, d’avoir diffuser des « messages subliminaux ». Amusant, j’aimerais assister à l’énonciation de leurs preuves !

Le procès a été ouvert Lundi et c’est aujourd’hui, Vendredi, qu’a été rendu le verdict. C’est via le compte Twitter du site P24 que l’on a pu apprendre que sept des onze accusés placés en détention provisoire ont été relâché. Néanmoins, en plus du fait qu’il reste encore cinq accusés enfermés, le journaliste d’investigation Ahmet Sik a été menacé par le procureur qui a annoncé que, suite à ses prises de position face au gouvernement, une plainte serait déposée.

D’après Reporters sans frontière, la Turquie est l’un des pires pays en matière de liberté des journalistes, classé au rang 1552 et cela ne semble pas être en voie de s’arranger avec cette affaire.

Un point positif est malgré tout à souligner : l’implication des citoyen.nes à défendre le Cumhuriyet. Les lâchers de ballons, les éclats de rire complices dans les salles d’audience, la mobilisation mondiale, tout cela doit nous encourager à continuer le combat pour la liberté d’exprimer ses opinions.

 

1. Le Parisien
2. RSF – Turquie

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