Sur la route … du zéro déchet #2

Accompagnement musical proposé : Greenwashing – Tryo

Accompagnement gustatif proposé : Soupe de légumes

La salle de bain 

C’est pour moi le plus abouti puisque c’est par là que j’ai entamé mes transitions écologiques (particulièrement capillaire, j’y reviendrai probablement un peu plus tard). Nous allons ensemble lister nos actions au cours de la journée et trouver une alternative écologique et de préférence zéro déchet.

Commençons du côté des toilettes, pas le plus glamour, j’en conviens mais très probablement le plus utile … Il y a quelques années, la marque Lotus a lancé son papier toilette doté d’un rouleau que l’on pouvait « recycler, composter ou jeter » dans la cuvette. L’idée semble excellente, malheureusement si l’on se penche quelques instant sur le produit, on peut se demander s’il est vraiment aussi éco-responsable que prétendu. De plus, la Mairie de Paris a remarqué le surplus de travail que cela donnait à l’arrivée aux traitements des eaux. D’un point de vue absolument personnel, je déconseille donc l’emploi de ces tubes et préfère privilégier une marque portant le label FSC garantissant des forêts exploitées plus durablement et un papier non blanchi.

Ensuite, directement le lavabo … Il est beau le lavabo, vraiment ? Brosse à dent, gobelets plastiques, savons chimiques, dentifrices, que de joyeux emballages en perspective !

La brosse à dent en premier lieu : dans de nombreux magasins, comme Biocoop par exemple, il est de plus en plus souvent proposé des brosses à dents où seule la parties dotées des poils est changée, on conserve le manche en plastique recyclé aussi longtemps que possible. La marque Bioseptyl semble être une des meilleures sur le marché, avec comme sacré bémol malgré tout l’emballage plastique qui protège la brosse lors de l’envoi – mais qui semble être visiblement obligatoire par la législation. Malgré tout, on ne peut pas dire que cette brosse recyclée, recyclable, fabriquée en France possède beaucoup de défauts, elle est à recommander.  Il en existe également en bambou, un peu plus cher, mais également très intéressante.

Pour le dentifrice, j’admets n’avoir encore jamais testé la solution à suivre mais elle est dans ma liste du mois – enfin plus exactement dès que j’aurais terminé les deux dentifrices naturels en tests actuellement. En premier lieu, surtout ne jamais utiliser du bicarbonate de soude en guise de dentifrice. Pourquoi pas une fois par mois, de temps à autre mais c’est extrêmement agressif pour les dents : plus vos dents seront détériorées, plus elles prendront facilement les colorations des boissons et aliments en prime, je l’utilise réellement en cas d’urgence, si je n’ai rien d’autre sous la brosse. Le savon de Marseille est une alternative qui ne me tente guère. En revanche, il existe des dentifrices solides. J’ai déjà testé ceux de Lush à une période qui m’ont laissé satisfaite mais n’étant pas encore dans une démarche zéro déchet je n’avais pas continué l’expérience. Et puis ils étaient dans une petite boite, certes en carton mais dans une boite tout de même. Sur le site de Vegan-mania d’autres formats sont disponibles qui semblent plus respectueux de l’environnement, à tester.

Pour la peau, un minimum de produits peuvent être largement suffisant. Dans mon cas, avec une peau sans trop de problème, pas de boutons, un peu grasse mais rien de compliqué, deux produits suffisent après un coup d’eau fraîche : le gel d’aloe vera et une huile végétale. Pour le premier, afin d’éviter les emballages qui finissent par remplir la poubelle (même en achetant un pot d’1L, il finit malgré tout par être jeté), on peut cultiver quelques plants d’Aloe. La plante grandit très bien, vite et fait rapidement des petits ! Une fois que mes propres plants seront suffisamment grand, d’ici quelques mois, un article verra le jour afin de montrer comment, étape par étape, on peut récolter le gel. Il sert à hydrater principalement mais aide également la cicatrisation de la peau. Ensuite, pour sceller l’hydratation, une huile végétale est quasi toujours indispensable : noisette, argan pour les peaux grasses, avocat, amande … Aroma-Zone possède une infinité d’huiles pour satisfaire tout un.e chacun.e. On peut aussi se fournir dans les magasins alimentaires, on trouve de l’huile moins chère et surtout en plus grandes quantités ce qui réduit nos emballages à nouveau.

Passons aux cheveux maintenant. Côté brosse et peigne, il existe des produits quasi inusable mais pas forcément végane : je parle en l’occurrence des peignes en corne et des brosses en poils de sangliers. Je n’ai que le premier des deux et très sincèrement, je saurais difficilement m’en passer, étant une véritable maniaque capillaire. Malgré tout, je conçois parfaitement que cela est inenvisageable pour de nombreuses personnes et alors c’est le peigne en bois qui est à privilégier : dans chaque magasin bio il y a un rayon où trouver ces ustensiles qui sont rarement emballés donc un très bon point. Pour le lavage, un article spécifique suivra, il y a beaucoup trop à dire pour le faire tenir ici mais sachez qu’une multitude de plantes existent et lavent à merveille, avec peu de déchets et sans polluer.

Quant au lavage de main, c’est là que l’alternative est la plus simple : retour au bon vieux pain de savon naturel, 100% Savon de Marseille par exemple reposant dans une coupelle de verre, de bois ou tout autre matériel à très longue durée de vie ! Les miens viennent tous de La Savonnerie du Zèbre où j’avais beaucoup apprécié la rencontre avec les propriétaires. De plus, l’option avec la cordelette est très pratique, on peut dire au revoir à la coupelle et simplement le suspendre au-dessus du lavabo, cela évite en plus de le voir se dissoudre trop rapidement dans le fond d’eau du récipient. On peut bien sur s’en servir pour le corps et le visage, triple emploi !

Allons faire un tour du côté des placards …
Serviettes hygiéniques, tampons, on peut remplacer ces gros producteurs de déchets par un simple instrument que tout le monde connait désormais : la coupe menstruelle, dit la cup. Pas chère (entre 15 et 30€), pratique, hygiénique, peu polluante, côté écologique et économique, la cup n’a plus rien à prouver. Bien sur, il faut être un peu à l’aise avec son corps mais une fois ce pas de fait, difficile de retourner aux protections conventionnelles.
Dans le placard, à côté, on trouve le nécessaire à raser/épiler. Bon, ici, on ne parlera pas des poils et des femmes, ce n’est ni le lieu ni le moment d’autant que je pense que c’est réellement à la convenance de chacun.e. Côté rasoirs, il me semble qu’il n’en existe pas de réellement écologique : opter pour des rasoirs avec têtes changeables est probablement la solution la plus simple. Pour remplacer les cires ou les crèmes du commerce, qui sont sur-emballées et de plus polluantes, rien de tel que de fabriquer sa cire orientale. Enfin, si vous avez déjà un épilateur électrique ou si vous pensez que c’est réellement la méthode qui vous convient le mieux, il ne sert à rien de le jeter : autant l’utiliser jusqu’au bout et ensuite de réfléchir à une autre méthode …
Non loin de l’épilateur, un joli produit bourré de saletés : j’ai nommé le déodorant. Qu’il soit en aérosol ou en bille, il est souvent très polluant en plus de ne pas marcher une fois sur trois. Une solution extrêmement simple existe : le bicarbonate de soude. Nul besoin de recette, il suffit de prendre un peu de poudre sur la pulpe des doigts, frotter légèrement sur toute l’aisselle et c’est parti pour largement toute une journée de tranquillité. Pas de panique pour les vêtements noirs, aucun risque de trace si vous vérifiez bien qu’il n’en reste pas en surplus sur votre peau. A agrémenter avec des fragrances si l’envie vous en prend. De plus, comme le bicarbonate est utile dans toute la maison, il suffit d’acheter des paquets d’au moins 1kg pour être tranquille des mois entiers.
Pour le nettoyage des oreilles, faisons fi des cotons de tige et adoptons le très pratique Oriculi, un cure-oreille en bambon qu’il suffit de nettoyer après chaque utilisation. Il est en plus très peu cher et enlève bien mieux le cérumen qu’un coton de tige qui en pousse toujours trop vers le conduit auditif.
Dans la même veine, les cotons démaquillants qui finissent tous les soirs dans la poubelle sont remplaçables par des carrés de fibres de bambou lavable à la main ou en machine. Comme je me maquille rarement je n’en ai personnellement besoin que de trois environ mais il suffit d’en acquérir à peine une dizaine pour tenir des années ensuite en s’organisant pour le lavage. La blogueuse AntigoneXXI en fabrique elle-même pour trois fois rien et le résultat est parfait !

Il me semble que l’on a fait un tour général de la salle de bain en route vers le zéro déchet mais je mettrais bien sur cela à jour si nécessaire. La suite bientôt, avec la cuisine zéro déchet …

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