Sur la route … du zéro déchet #3

Accompagnement musical proposé : Enfant de la ville – Grand Corps Malade

Accompagnement gustatif proposé : Confiture de mûres

La cuisine 

Soyons honnête, c’est surtout vers l’alimentation en elle-même qu’il faut concentrer nos efforts. Le mot magique ici ? Le vrac. Il y a ici un avantage considérable à être végéta*ien.ne puisqu’on peut donc acheter une immense majorité des aliments en vrac ou sans emballages, si on évite les steacs de soja suremballés bien sur. Pour les omnivores, l’achat des produits animaux peut se faire chez les bouchers, fromagers, poissonniers ou mieux, à la ferme (ou mieux encore, ne pas se faire … ahem).

Dans les placards, on trouve souvent quantité de paquets de pâtes, riz, légumineuses en tout genre dans des emballages plastiques à usage unique de 500g ou 1kg. Pour supprimer purement et simplement ceux-là, il suffit d’acheter en vrac les aliments avec les sacs en papier qui pourront allumer le feu après avoir servi de jouet au chat (toi qui as un félin, tu vois ce que je veux dire) ou avec des sacs en tissu puis de les stocker chez soi dans de grands bocaux en verre par exemple. Il y a tant d’enseignes qui proposent désormais les fruits secs, les légumineuses, les pâtes et le riz en vrac que même en région c’est parfaitement accessible et je sais de quoi je parle, j’ai vécu dans l’Yonne ; c’était dur mais j’en suis ressortie indemne. Rien qu’avec cela, une grosse partie des déchets hebdomadaires est éliminée, on est sur la bonne voie !
Concernant les condiments, on se pose plus rarement la question car bien sur, les réserves durent plus longtemps. Pour l’instant, la seule solution que j’ai trouvé est de se fournir au marché. Des dizaines de condiments sont disponibles en vrac et une visite tous les six mois suffit amplement pour gérer les stocks. Pour les stocker correctement, il suffit de récupérer pendant quelques temps des petits pots de verre style mini-confitures (ou grands, si vous consommez beaucoup d’épices) pour ensuite recharger vos tubes.
Pour les huiles, en revanche, je ne connais pas de magasins qui en commercialisent en vrac; on en trouve parfois en bidons de 5L néanmoins.
Côté des farines, dans les magasins bio sont proposés des sacs de 5kg, bien que ce ne soit pas la panacée cela réduit encore un peu les déchets et puis ça reste recyclable. Sur le site Biosudis des sacs de 25kg sont en vente ! On s’approche de l’excellence à ce rythme …

Faire soi-même les produits est à la mode. Le DIY est tendance et c’est très bien, toute mode n’est pas bonne à critiquer après tout. Autant l’appliquer dans la cuisine également et en profiter pour changer ses habitudes alimentaires en même temps. Faire ses propres confitures est un jeu d’enfant, des fruits, du sucre (acheté en gros sacs, bien sur) et le tour est joué, inutile d’acheter des pots chaque mois. Côté beurre et margarine, je ne m’avance guère : on peut bien sur fabriquer sa margarine mais n’ayant jamais testé, je ne peux recommander à 100%. Pour le beurre, idem, direction la ferme si possible, les grandes quantités étant bien sur impossible à stocker.

Pour le nettoyage, comme vu précédemment, le savon, le bicarbonate de soude et le vinaigre blanc suffisent mais on peut vouloir des produits un peu plus aboutis pour la vaisselle. Encore une fois, c’est sur la blogueuse Antigone que l’on peut compter : son produit vaisselle maison est idéal puisque composé d’ingrédients que l’on peut acheter en gros. Quant à l’éponge elle-même, pourquoi ne pas tenter d’utiliser des restes de polaires dont vous n’avez plus l’utilité ?

Côté boisson, ça se corse. Si le lait animal s’obtient assez facilement si on vit près d’une ferme et que le lait végétal peut se fabriquer facilement il n’en est pas de même pour l’eau. Bien sur, si vous avez une bonne eau qui coule du robinet, aucun problème. Si ce n’est pas le cas ou que vous n’aimez tout simplement pas l’eau plate, c’est plus difficile. Pour ma part, adepte de l’eau gazeuse, j’ai tenté la fameuse SodaStream mais je n’ai pas été convaincue du tout. Des fontaines d’eau pétillantes sont installées sur Paris à tout hasard … mais cela ne règle pas réellement le problème.

Comme l’article se termine sur une note plutôt pessimiste, je vous propose une petite bestiole mignonne, histoire de retrouver le sourire :

Sciurius vulgaris – Morvan

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